La fois où ils ont eu l’air con – #jaieulaircon

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Bain Edinbourg Globestoppeuse

#jaieulaircon

 

Suite à mon article dévoilant mes souvenirs des moments où j’ai eu l’air con en voyage, vous avez été plusieurs à me partager vos petits accidents de voyage, ces moments où vous avez eu l’air con, vous aussi.  Voici un retour sur VOS MOMENTS.


Isa

Au Japon, on m’a obligée à acheter un billet de retour sans quoi je ne pouvais pas embarquer pour Taïwan. Alors j’ai acheté un billet Taïwan-Japon pour le dernier jour de mon visa, soit trois mois après. Je n’avais plus une thune pour les 3 mois à venir… Et du coup, j’avais prévu de rester en Helpx dans une école, sauf que ce lieu, c’était l’horreur… Au bout d’une semaine, je n’avais plus du tout envie de rester à Taïwan. Alors, j’ai changé mon billet d’avion pour plus tôt et me suis tirée de l’école pour découvrir quand même le pays en stop. Et là, oh merveille, gros coup de coeur et plus du tout de problèmes d’argent, car je me suis mise à vendre mes cartes postales. Du coup, je rechange le billet d’avion pour le dernier jour du visa…

Le dernier jour arrive vite… Trop vite… Je ne veux pas partir… L’émotion monte, une amie m’accompagne à l’aéroport. Avant, j’ai bien pris soin d’imprimer mon billet électronique en le recherchant dans ma boîte mail pleine de bordel. Au moment d’embarquer, je présente mon billet et on ne me trouve pas… Moi je suis tranquille, en train de causer avec ma pote… mais on ne me trouve toujours pas sur la liste… Euh… en fait, j’avais imprimé le premier billet que j’avais acheté au guichet d’embarquement au Japon, et qui partait le même jour (celui que j’avais changé sur internet une première fois). Sauf que le bon avion, lui, était déjà parti. J’ai donc du racheter une place en urgence (car c’était le dernier jour de mon visa) pour l’avion que j’avais initialement annulé.

Je pense que ce billet, je l’ai presque payé trois fois au total… Ce ne fut pas la honte de ma vie, je ne me suis pas sentie con… mais franchement j’étais dégoutée d’avoir perdu tout l’argent que je venais de gagner (presque le montant exact). Environ 1h30 après, je quittais la douce Formosa et le début du printemps pour entrer en plein coeur de l’hiver et des tempêtes de neige au Japon. Bienvenue dans le frigo ! J’ai pleuré pendant au moins un quart d’heure dans l’avion (pas à cause du billet mais parce que j’étais in love with Taïwan), et quand j’ai arrêté de pleurer, la petite famille assise à ma gauche a commencé à entrer en contact avec moi. A la fin ils m’ont invitée à dormir chez eux à Osaka, ce qui tombait bien, car je n’avais pas où dormir et pas une thune. J’avais sans doute l’air un peu folle… mais c’était chouette…  (j’en ai plein des histoires où j’ai l’air un peu folle…).

Le cafouillis, c’est aussi poétique !


 

Let us go

Dans son article Mes gros fails en voyage, Isa nous offre cinq petites perles.
Mais non, pas besoin de faire le plein, il y aura bien une station essence bientôt !
– Mais le réservoir est presque vide !
– On consomme pas tant que ça, t’inquiètes.

Voyage Yukon

Cédric nous offre deux articles sur ses « problèmes » de voyage.

Ces moments gênants en voyage…

La boulette n’est pas seulement un plat


Sylvain

Au Mexique, en 2003. Premier voyage en solo. Pas trop expérimenté ni renseigné. Après avoir traversé la frontière États-Unis–Mexique à pied, je bourlingue dans le pays sans me soucier de me procurer un truc qu’on appelle «visa de voyage». Au retour, à une heure ou moins de route de la frontière, l’autobus s’arrête, un agent rentre et nous demande de sortir notre visa. Que je n’ai pas, alors il me fait sortir, me demande de m’acquitter de la somme, mais à ce moment, je n’ai plus un rond. Il m’enguirlande solide «if you stay one week, one day, one hour, you have to get a visa», puis me laisse filer.

Ça m’a fait une bonne anecdote, mais vraiment, faut le dire, #jAiEulAirCon.

 


 

Samuel

J’étais animateur de colo en Grèce. Depuis une semaine, on baroudait sur les îles ioniennes qui sont des îles plutôt bien préservées du tourisme de masse. On avait pris l’habitude de dormir sur la plage (les jeunes adoraient cet esprit d’aventure !)…

Lorsqu’il a fallu revenir tranquillement vers Athènes pour reprendre l’avion, on avait prévu de faire d’abord une étape à Patras. On prend donc le ferry jusqu’à Patras. Le ferry arrive en début de soirée vers 21h, et en descendant sur le port, on réalise qu’il s’agit d’une énorme ville et non plus un port de pêcheurs comme notre semaine précédente. On réalise qu’on ne peut plus dormir sur la plage puisqu’il n’y a plus vraiment de plage sauvage… On se renseigne sur les hôtels qui sont tous complets (surtout pour un groupe de 17 personnes !)…  On cherche des taxis pour nous emmener à une plage en dehors de la ville mais les chauffeurs de taxi qui comprennent rapidement notre problème en profitent pour nous faire un tarif exhorbitant…

On décide finalement d’aller dormir sur au bout des digues du port mais en arrivant on découvre que pleins de gens pèchent le long de ces digues… Pour désamorcer l’inquiétude des jeunes (et la panique des animateurs), on décide d’offrir le resto à tout le monde dans un bar ! Après le resto qui nous a permis d’acheter la paix sociale, on va finalement dormir au bout des digues (sur du béton !!!)… On a limité la casse et on a même une ado qui dans le bilan de fin de stage a noté cette soirée comme le meilleur souvenir du séjour !?!?

Une fois ne suffit cependant pas…

Autre souvenir : Mon premier auto-stop seul à l’étranger. Après un camp d’HospitalityClub en Hollande, nous étions un petit groupe de trois à redescendre vers la Belgique. Après avoir été hébergés à Anvers, j’ai du me séparer de mes 2 compagnons de voyage. Je devais rentrer en train mais comme j’étais tout excité par le trajet en stop précédent, j’ai décidé de continuer l’auto-stop seul jusqu’en France. Ça marche plutôt bien, mais je me retrouve coincé sur une aire d’autoroute. Je poireaute un peu mais finalement une voiture s’arrête. Je grimpe dans la voiture et je commence à discuter avec le chauffeur. Le chauffeur me sourie bêtement sans parler… Soudain, je réalise que la Belgique n’est pas un pays bilingue au sens où je le pensais : le pays est bilingue mais pas forcément les Belges !

Mon chauffeur était un jeune Flamand qui ne parlait pas du tout français… J’ai du passer tout le trajet à communiquer par mimes et sons…  Ça m’apprendra à me renseigner un peu plus sur la culture du pays avant de me lancer à l’aventure !


 

Alison

En road-trip avec une amie, nous décidons de nous arrêter au lac de Garde en Italie ! Après un petit tour des lieux et une chaleur suffocante, nous décidons d’aller nous baigner, obligées de se changer sur le parking entouré d’habitations.
Au retour, nous nous rechangeons, avec plus de mal cette fois car une voiture avec une famille à l’intérieur était garée à 5 mètres de nous.
Après un travail de contorsionniste à l’extrême dans la voiture et un remontage de froc express à l’extérieur, nous nous dépêchons de partir ! Marche arrière enclenchée, 10 mètres effectués et là on voit le mec de la voiture d’à coté qui sort et qui court vers nous en nous faisant de grands signes! On s’arrête et essayons de comprendre ce qu’il veut nous dire, je sors de la voiture et regarde vers la direction qu’il indique. J’avais laissé mon soutif sur le toit de la voiture !!!
Nous qui voulions être le plus discrets possible, on peut dire que ce fut loupé! Même si j’ai eu l’air con sur le moment, cette petite anecdote nous a fait beaucoup rire!

Morale de l’histoire : ne jamais porter de soutif ! ;)

 


 

Mon petit bonus…

… implique une toilette non raccordée à l’égout et un robinet d’eau chaude bloqué dans la douche… J’étais littéralement dans la merde ! Je pense que la femme qui m’a secourue s’en est remise beaucoup mieux que moi, qui suit tout à fait tombée en état de choc, pendant le Sun Trip en plus !
Je suis restée sous le choc pendant près de 10 jours, incapable d’articuler la honte… Et j’ai mis un an à en parler !

8 Commentaires for “La fois où ils ont eu l’air con – #jaieulaircon”

dit :

Dernièrement, je vais pour acheter un ananas. Le vendeur me dit que cela que je choisis est trop mûr et qu’il ne le vend plus. Je me dis: génial, un ananas bien mûr, moi qui tombe toujours sur des ananas trop frais. Il insiste pour ne pas me le vendre et moi, j’insiste pour l’acheter. Evidemment, lorsque je l’ai coupé, j’ai pu voir que 80% de l’ananas était pourri. #J’ai eu l’air con.
Sinon, la fois où j’ai eu l’air très con, c’est aussi une histoire de toilette mais je ne suis pas encore prête à en parler. #pirehontedemavie.

dit :

Pour Isa (début d’article) elle aurait du faire un faux billet retour, juste à changer les dates et mettre un autre numéro de vol… je pense pas qu’elle aurait eu de problèmes.

dit :

L’année dernière je vivais en Ecosse et du coup régulièrement j’en profitais les longs week end pour prendre un avion low cost pour aller visiter, l’Irlande, l’Angleterre et un week end la Norvège.
Du coup tellement sur de moi j’arrivais toujours au dernier moment pour ne pas avoir à faire la queue pour l’embarquement.
Ce jour là ce n’était pas la même compagnie … L’embarquement était fini …
Bref il a fallu payer un autre billet d’avion pour aller à Londres où nous avions une correspondances et bien entendu … Cet avion arrivait dans un des autres aéroports de Londres que celui d’où on s’envolait pour Bergen, il a donc aussi fallu payer un billet de train et … courir pour ne pas louper un deuxième avion dans la même journée.

dit :

Ah oui et en low cost, on dit généralement au revoir à la correspondance… Et entre les aéroports de Londres, y’a du kilomètre !

dit :

Oh oui on a réussi à rattraper la correspondance mais on en a bien douté …
Comme d’habitude ce sont ces histoires là qu’on se souvient le plus au final. J’ai aussi eu une mésaventure en stop l’été dernier, rien de bien méchant mais je publierai un article pour les un an de ce non-événement ! Haha

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