Lectures : Une vie à coucher dehors par Sylvain Tesson

Temps approximatif de lecture : 2 minutes

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Une vie à coucher dehors par Sylvain Tesson

Mon évaluation: 5 étoiles sur 5

Je suis entrée dans ce livre-ci en me disant : je n’aime pas Tesson. Je n’aime pas son ton hautain, condescendant, la façon qu’il a d’être pessimiste, d’utiliser un vocabulaire très spécialisé tout en étant avare d’explications. Mais je ne peux pas me permettre de ne pas apprécier un incontournable. Et j’affirme sans aucune hésitation qu’il est un auteur contemporain incontournable du voyage.
Ce recueil de nouvelles m’a permis de découvrir l’auteur sous un jour plus propice. Il manie la plume agilement et délivre son lot de pessimisme à travers ce qui peut nous sembler à la fois être sa propre expérience et la fiction tragique d’Hommes désespérés. Ce n’est pas un livre sur la bonté humaine, mais sur diverses formes de désespoir. À la fin de chaque nouvelle, j’avais le goût de m’arrêter un moment pour en finir avec la tristesse, mais force m’était de constater que chacune était remarquablement bien ficelée, se lisant avec douceur. Et, chose heureuse, le livre finit sur une note un peu plus douce.
À lire doucement, pour bien sentir comment l’on se sent, page après page.

5 Commentaires for “Lectures : Une vie à coucher dehors par Sylvain Tesson”

dit :

Il y en aura moins dans les semaines à venir – comme toi, le travail de fond prend le dessus sur la publication de contenu, on est en train de relire le livre une énième fois pour enlever les erreurs résiduelles… Puis je vais travailler sur le livre de Jérémy Marie un peu, ainsi que sur les conférences qui arrivent à grand pas !

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dit :

Je l’ai lu aussi suite à toute les critiques élogieuses, et j’ai été plutot déçu…grand amateur de nature writing, ou de récits d’aventures, expériences en solitaire, j’ai trouvé le livre très bien écrit, très poétique, mais…
L’auteur part avec tout le confort moderne, passe son temps à dire qu’il passe son temps à picoler, et au final il n’y a pas d’aventure, juste un homme seul pendant quelques mois qui raconte (joliment) les flocons…à lire par principe, mais ça ne vaut pas un Indian Creek de Pete Fromm ou un Rick Bass…

dit :

Merci pour ton commentaire. Est-ce que tu te réfères à un livre de Tesson en particulier ? Je dois avouer que je n’en ai pas lu tant que ça… Mais en ce moment je lis « Éloge de l’énergie vagabonde » et je retrouve le misogyne qui me dégoutte et ce ton condescendant envers l’humanité entière…

dit :

Ohhh je viens de voir que je n’avais pas répondu sur le bon bouquin en fait : je parlais de « dans les forêts de Sibérie », mais ton article aurait très bien pu s’adapter, c’est pour ça, et comme le titre est « une vie a coucher dehors », j’ai pensé que c’était le titre de l’article ! honte à moi !
Mais bref, je n’ai lu que celui sur la Sibérie, et il ne m’a pas forcement donné envie de lire d’autres de ses ouvrages…

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