Mark Dean « Eyeball » Kneeskern – The Last American Hitchhiker

Temps approximatif de lecture : 3 minutes

 

Il était le « dernier auto-stoppeur américain », né et ayant grandi en Iowa, sans voiture ni téléphone pendant plus d’une décennie.

La chose la plus près d’un pied-à-terre permanent qu’il avait était un autobus scolaire alimenté par des panneaux solaires et modifié avec de l’adobe près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, à Terlingua au Texas.

Malheureusement, il a été tué dimanche (NDLT : le 31 août 2014) à Fairfield par – d’entre toutes les possibilités – un immense train de fret qui l’a percuté quelques heures après sa dernière lecture publique.

La vie nomade et dénudée et l’artiste Mark Dean « Eyeball » Kneeskern, 42 ans, est pleurée par quantité d’amis rencontrés pendant ses voyages.

« Rien de ceci n’était pour moi un choix » disait Kneeskern de son mode de vie péripathéticien dans son dernier interview enregistré (le 28 août). « C’était simplement le destin qui se pointait et me disait quoi faire. »

Kneeskern fut percuté par le train peu après 4 heures du matin dimanche sur la ligne ferroviaire Burlington Northern-Santa Fe qui traverse Fairfield. La police continue l’enquête quant à son décès et peinent à reconstituer la séquence des événements des dernières heures de sa vie.

Le directeur-propriétaire du Orpheum Theater à Fairfield où Kneeskern s’est adressé samedi soir à quelques dizaines de personnes, Kristian Day, a enregistré le dernier interview de Kneeskern pour son podcast « Parallel Roads » (NDLT : n’est plus disponible en ligne).

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Personne n’a soulevé la thèse du suicide. Kneeskern était décrit unanimement comme une personne irrépressiblement optimiste et adorablement maladroit. Il avait récemment publié le livre « The Last American Hitch-Hiker: Tales of Wander » auquel il préparait une suite basée sur ses voyages en bus.

Il était aguerri. Il avait survécu à des centaines de trajets en auto-stop en developpant ses propres règles du pouce. Il affirmait n’avoir refusé que trois lifts de la part de conducteurs suspects pendant toutes ses années sur la route.

Il aimait « résoudre l’énigme de sa carrière » en vendant son livre ainsi que des sculptures et autres pièces d’art. Il jouait occasionnellement de la musique, parfois même avec sa contrebassine artisanale.

Il était devenu auto-stoppeur à Terlingua 11 ans plus tôt alors que ses deux pneus de vélos étaient crevés et qu’il devait se rendre au travail. La « jolie fille » qui fut la première à le prendre en stop était Shannon Carter, avec qui il devait passer le reste de sa vie.

« Sa créativité était déchaînée » dit Carter avec désarroi. La quarantenaire texane gère le marché fermier et le jardin associatif à Terlingua.

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À la maison avec ses parents l’automne dernier, Kneeskern écrivit : « Je suis une personne chanceuse avec des gens qui m’aiment partout autour de moi et j’ai un monde magnifiquement complexe dans lequel vivre. Je devrais me rappeler de cela à tous les jours et ne jamais le prendre pour acquis. Mon temps dans ce monde est limité et je vais mourir comme tous les autres. La mort me fait de moins en moins peur au fil des années qui passent. J’aime à croire que c’est la prochaine aventure, un voyage dans le Grand Inconnu. »

Mais ceux qui aimaient Kneeskern n’étaient pas prêt de le voir prendre sa dernière voiture.

 

Traduit et raccourci avec la permission de l’auteur
Source :
Friends mourn ‘last American hitchhiker’ Kneeskern, par Kyle Munson, The Desmoines Register, 5 septembre 2014

Merci à Zbynek pour m’avoir fait découvrir l’oeuvre de son ami décédé.

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