Et si vous faisiez le SunTrip ? Interview avec Anik Pelchat, femme d’aventure

Temps approximatif de lecture : 3 minutes

L’an dernier, j’étais la seule femme à être pionnière du rallye de vélos solaires The Sun Trip, en solitaire. L’an prochain, le Sun Trip revient en force avec près d’une quarantaine de participants de plus de 10 nationalités.

 

Anick-Marie à l'arrivée du SunTrip à Astana

L’an dernier, nous étions 7 femmes annoncées, 6 à partir…
et 3 à l’arrivée. En gros, nous étions 19 % des partants, 15 % des arrivants…

Cette année, seulement 4 femmes sont annoncées, dont une en solitaire.

3 femmes sélectionnées se sont retirées – de nouvelles candidatures nous parviennent, des hommes uniquement…

Je vous le dis en délit d’initiée… Il y a de la place pour une aventurière…

Peut-être même un vélomobile solaire disponible en location… Bref, je peux tirer des ficelles !

 

Vous connaissez des aventurières ?

Des aventurières en devenir ? 

Des femmes aussi fortes que nous ? 

Plus de détails sur www.thesuntrip.com

Interview avec Anik Pelchat, seule femme inscrite en solitaire au Sun Trip 2015

Anik Pelchat, seule femme en solo annoncée pour le Sun Trip 2015
Anik Pelchat, seule femme en solo annoncée pour le Sun Trip 2015

Qu’est-ce qui t’a motivé à t’inscrire au rallye Sun Trip ?

Ce fut la conjoncture de plusieurs situations éprouvantes ou évolutives dans la vie : problème de santé, conflit au travail (de type harcèlement psychologique), maternité qui touche à la fin par l’atteinte d’une phase de présence parentale de moins en moins nécessaire et un grand besoin vital de renouer avec ma nature profonde.

Pourquoi penses-tu que très peu de femmes s’inscrivent pour vivre une aventure comme le Sun Trip ?

Les femmes ne s’envisagent pas encore facilement comme moteur de leur vie. Nous sommes terriblement relationnelles et nous n’avons pas été assez encouragées de nous illustrer dans des aventures hors-normes. Laisser nos familles, nos amis pour un tel événement ne vient pas d’emblée. Le Sun Trip est non seulement un défi sportif, mais il y a aussi le côté technique qui peut intimider. De plus, en échangeant avec mon entourage, je réalise aussi que de faire une trajectoire de la sorte dans des pays étrangers, en marge des attraits touristiques convenus, est un grand frein. Le suntrip va puiser dans un recours à de la grande débrouillardise des grands chemins et se n’est pas donné à toutes.

On va te poser la question tout le temps, alors prépares bien ta réponse : « T’as pas peur ? »

Oui, j’ai peur, mais je me reconnais suffisamment solide et expérimentée pour composer avec l’inattendu. Aller rencontrer le défi du Sun Trip et des autres cultures requiert de sortir de sa zone de confort. J’ai connu plein de péripéties dans mes voyages antérieurs, de bonnes, d’autres pas mal moins bonnes, et j’estime être en mesure de pouvoir faire face aux différentes situations données. Après 15 ans de maternité, 17 ans de sédentarité, le Sun Trip m’interpelle à aller à la rencontre de celle que j’étais avant ce choix de parcours.

Qu’est-ce qui t’angoisse le plus ?

Les tunnels turcs… La chaleur… Le ravitaillement en eau… Les ennuis techniques ou les bris de l’équipement.

(N.B. L’an dernier, Jean-Marc Satgé a été percuté par un camion dans un tunnel près de Zonguldak, passant cinq semaines aux soins intensifs.

Et les crampes de mollet ?

Non, niveau physique j’assure. Mes années en ski de fond, en patins à roues alignées et le jogging me rendent confiante sur cet aspect-là. De plus, je me suis gâtée avec l’usage d’un trike à suspension !!!

Tu comptes bien te rendre jusqu’à Astana… Quelle va être ta stratégie pour tenir le coup, mentalement ?

J’aime bien la philosophie d’un jour à la fois, le challenge de la compétition, l’envie de traverser cet espace envoutant et possiblement poursuivre quelques chameaux au passage…

La bande-annonce du film Sun Trip 2015 – La route des steppes


Anick-Marie : le sourire malgré les galères !

Anick-Marie : le vélo solaire au féminin

 

Laisser un commentaire