Quand l’opinion fĂ©minine prend le dessus sur l’expertise… đŸ‘đŸ‘©

Temps approximatif de lecture : 2 minutes

Avec le temps, j’ai de moins en moins envie de parler de l’auto-stop au fĂ©minin.

Immanquablement, lorsque l’on me contacte pour mon expertise sur le fait social qu’est l’auto-stop, expertise appuyĂ©e Ă  la fois sur des annĂ©es de pratique mais surtout des recherches extensives, une connaissance fine des publications, analyses sociologiques, veille mĂ©diatique assidue et statistiques disponibles, mes intervieweurs (hommes !) finissent par rĂ©duire mon expĂ©rience Ă  l’auto-stop au fĂ©minin, pas mĂȘme comme fait social, mais comme expĂ©rience personnelle.

Comment vis-tu l’auto-stop en tant que femme ? En quoi est-ce diffĂ©rent ?

 

Photo by Theresa Klingenschmid on Unsplash

La derniĂšre fois oĂč j’ai soulignĂ© ce malaise, on m’a dit que c’Ă©tait bien de ma faute, car mon marketing de Globestoppeuse Ă©tait forcĂ©ment au fĂ©minin. Que de toute façon, pour parler d’auto-stop « en gĂ©nĂ©ral », on aurait Ludovic/JĂ©rĂ©my/AndrĂ©, et que c’Ă©tait dĂ©jĂ  pliĂ©. đŸ€Šâ€â™€ïž

Ce jour-lĂ , j’ai su que les jours de Globestoppeuse en tant que blog Ă©taient comptĂ©s. Que je n’avais plus envie de me faire ramener/rĂ©duire Ă  mon expĂ©rience fĂ©minine parce que je suis une femme qui Ă©tudie ce sujet.

Que j’avais des histoires Ă  Ă©crire en tant qu’Ă©crivaine et qu’il me fallait m’y consacrer dĂ©sormais.

đŸ‘©â€đŸŽ€ Surtout, j’ai constatĂ© que contrairement Ă  l’Ă©poque de mes premiĂšres confĂ©rences et de la fondation de Globestoppeuse, il y avait maintenant UNE PLÉTHORE de femmes trĂšs crĂ©dibles qui relataient ou avaient relatĂ© leurs expĂ©riences d’auto-stop. Et ça n’inclut mĂȘme pas toutes les Autostoppeuses fantastiques que j’ai interviewĂ©es, ni mĂȘme les couples hĂ©tĂ©rosexuels !

Ces femmes ne racontent pas QUE le stop au féminin. Elles racontent le stop tout court, le voyage, la vie.

J’espĂšre sincĂšrement qu’on continuera Ă  lire et Ă  entendre ces ĂȘtres humains fantastiques – elles qu’on peut lire en ligne, Ă  dĂ©faut pour la majoritĂ© de les trouver en librairie. 📚

Et je me dis que dĂ©sormais, j’ai des manches Ă  retrousser pour aller gonfler les rangs des quelques 10-15 % de femmes qui accĂšdent Ă  la publication de leur rĂ©cit de voyage dans le monde de l’Ă©dition livresque, quand on gratte un peu.

Deux conférences TED en lien avec le sujet

Sur l’importance d’avoir des rĂ©cits de femmes :

 

Sur les dangers de l’histoire unique – qui peut s’appliquer Ă  beaucoup d’aspects de l’expĂ©rience humaine, dont le stop et le voyage :

Laisser un commentaire