Panneaux d’auto-stop officiels à travers le monde

Temps approximatif de lecture : 3 minutes

panneaux

Cet article est le premier d’une série de cinq articles sur les panneaux d’auto-stop à travers le monde.


Encourager la pratique de l’auto-stop

Comme pour toutes les autres formes de mobilité, il y a eu de nombreuses tentatives d’encadrer, réguler, faciliter ou restreindre les déplacements en auto-stop à travers l’histoire. La mise en place de panneaux d’auto-stop est une initiative intéressante ayant été tentée dans plusieurs pays du monde avec des succès variés selon l’ancrage du stop dans le tissu social.

Chaque année en France, des médias régionaux ou locaux font état de nouveaux projets pilotes d’auto-stop de proximité dont la plupart nécessitent la mise en place de spots, points officiels d’auto-stop. Bien que ces initiatives fleurissent de façon étonnante dans l’Hexagone depuis une dizain d’années, ils ne sont pas une invention française : on retrouve ou l’on a retrouvé ces spots dans plusieurs autres pays du monde.

Définition

Les panneaux d’auto-stop sont une forme de signalisation des spots d’auto-stop officiels, c’est-à-dire des zones plus ou moins aménagées où la sollicitation et l’arrêt des voitures sont permis voire encouragés.

La pratique est alors envisagée de façon intégrée dans la mobilité :

  • locale (dans une commune ou une région);
  • pendulaire périurbaine (entre les banlieues-campagnes et un centre urbain) ou
  • interurbaine (entre les principaux centres).

Usage

On peut souhaiter mettre en place des spots (points d’auto-stop officiels) pour plusieurs raisons, notamment pour :

  • réduire les risques routiers liés à la prise de passagers;
  • encourager la pratique de l’auto-stop ou du covoiturage spontané comme moyen de transport en commun solidaire et écologique;
  • structurer l’offre et la demande pour ce type de transport.

Les avantages sont évidents pour l’auto-stoppeur qui peut démarrer depuis un endroit sécuritaire et connu de la population locale, laquelle ne se pose plus la question Mais que fait cet imbécile au bord de la route ? pour se contenter de supposer qu’il s’agit d’un tueur en série… Heureusement, la mise en place de ce type de panneau est souvent accompagné de campagnes de sensibilisation des automobilistes, contribuant à une normalisation (dé-marginalisation) de la pratique dans l’esprit populaire, facteur important de sécurité par le nombre (safety by numbers).

Pour l’automobiliste, il s’agit aussi de trouver des compagnons de route sans les contraintes qu’impose la coordination d’un trajet de covoiturage, par exemple l’engagement à partir à un moment précis, la présence d’animaux ou l’hygiène déficiente d’un véhicule, des arrêts à faire sur la route, etc.  Certains conducteurs seront même prêts à faire un léger détour pour voir s’il y a des autostoppeurs qui attendent – ce qui est excellent pour leur karma.

Quelques exemples à travers le monde

Au terme de cette série de billets, je compte vous présenter au quelques exemples de réseaux de panneaux d’auto-stop dans le monde. Le premier sera sans hésitation le cas des Liftershalte (ou Liftplaats) des Pays-Bas, réseau disséminé sur la totalité d’un territoire national. Puis, je vous emmènerai en Nouvelle-Zélande près de Wellington découvrir les défunts Hitchhiking Posts en compagnie de leur instigateur, Christopher Milne. Je compte aussi couvrir les Trempiada, ces arrêts-stop israéliens fortement ancrés dans la culture locale, et la pratique du Slugging dans les voies de covoiturage de grandes villes des États-Unis avant de revenir plus près de nous examiner les VAP (Voitures à plusieurs) belges et le Rézo Pouce en France.

Vous trouverez un inventaire plus complet de ce type d’initiatives sur la page Auto-stop de proximité.

À suivre…

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