Techniques d’auto-stop : actif ou passif ?

Temps approximatif de lecture : 3 minutes
Lors de ma dernière conférence et dans les commentaires de mon dernier article 3 conseils pour auto-stoppeuses, j’ai mentionné les deux principales techniques d’auto-stop.
Ces deux techniques sont utilisables selon le contexte.

 

Auto-stop actif

Sollicitation directe auprès des conducteurs. Se pratique notamment dans les stations-service, les péages, les aires de covoiturage, les postes-frontière, etc.

Avantages – Du point de vue de  la sécurité, il permet de choisir plutôt que d’être choisie, ce que les femmes apprécieront car cela diminue la possibilité de crime d’opportunité. Il permet notamment de demander où vont les gens avant de dire où l’on va. Pratique lorsqu’on est déjà sur les autoroutes et que les infrastructures routières le permettent, notamment en France, en Espagne, en Allemagne, etc. Permet de trouver une voiture beaucoup plus rapidement (temps d’attente 2 à 4 fois inférieur, en moyenne) et d’éviter les camions, si on les trouve trop lents. Peut se pratiquer toute la nuit et en toute visibilité.

Inconvénients – Pas très pratique pour quitter les villes puisque les gens se déplacent alors plutôt localement et dans de multiples directions. N’est pas faisable partout. Nécessite de l’audace, de l’entregent et des aptitudes linguistiques ou du moins suffisamment de préparation pour avoir sur soi un mot explicatif dans la langue locale. Enfin, n’est pas praticable partout.

Auto-stop passif

Sollicitation avec le signe du pouce ou un autre signe approprié selon la région, au bord d’une route.

Avantages – Pratique pour la sortie des villes car il y a toujours au moins la route ! Se pratique presque partout, sauf si la route est interdite aux piéton ou s’il est dangereux pour le conducteur de s’arrêter.Attente romantique et silencieuse, voire spirituelle. Permet parfois d’être visible par beaucoup plus de trafic notamment si la station-service est sur une voie de service plutôt passante ou si elle fait partie d’une grande aire avec un resto, un hôtel, etc.

Inconvénients – Il faut parfois prévoir un panneau pour indiquer sa direction. On n’a que très peu de temps pour négocier avec le conducteur et choisir de monter ou non. Méthode globalement plus lente, notamment dans les secteurs où le trafic est dense.

 Aire de Montélimar – Réseau complexe…
Antoine Detour du Monde
Avec Antoine (detourdumonde)

J’ai toujours préféré l’auto-stop passif, même s’il présente plus de risques. J’en accepte les inconvénients et chante, jongle ou apprend les langues avec des audiocours pendant l’attente. Lorsque je vais du stop en paire comme dernièrement, je sors un peu de ma zone de confort et pratique l’auto-stop actif.

Il est bon de savoir passer d’une à l’autre. Hier d’ailleurs, sur le trajet Lyon-Montpellier, à l’aire de Montélimar où la route se sépare soit vers Marseille soit vers Nîmes, nous avons tenté le stop actif pendant quelques minutes, mais nous nous sommes bien rendus compte que nous rations une grande partie du trafic et que les voitures s’arrêtant aux pompes étaient pleines à craquer (dimanche + vacances). Nous avons donc choisi de faire de l’auto-stop passif à la sortie de l’aire.

D’autres techniques sont développées dans les articles suivants : auto-stop de bouchons et feux de circulation, auto-stop de vitesse en paires, etc. ainsi que les techniques de stop farfelues et humoristiques… (à ne pas faire, bien entendu)

Quel est votre type d’auto-stop favori et pourquoi ?

6 Commentaires for “Techniques d’auto-stop : actif ou passif ?”

Anonymous

dit :

Merci pour cet article.

Mon autostop favori, c’est celui qui combine les deux approches. C’est par exemple possible à une station service, sur un parking ou à un feu rouge et dans toute situation où les vehicules sont arrétés. Il est alors possible de montrer son pouce ou sa pancarte tout en interpellant le conducteur. On peut alors enclencher un bref échange verbal sans pour autant étre intrusif. Sur un parking par exemple, on signale notre présence à un conducteur qui retourne à son véhicule. Notre voix peut aider à donner confiance et à montrer notre personnalité mais on ne force pas la main du conducteur qui reste libre. Le conducteur a alors le temps de réflèchir calmement en retournant à son véhicule. Il se fait son propre avis et si il n’a rien dit en passant devant nous la première fois, il peut avoir changé d’avis en repassant avec son vehicule.
Bref, être intrusif pour désamorcer la peur et inviter à la relation mais laisser au conducteur l’initiative de proposer le trajet. Ne pas lui forcer la main, ne pas le culpabiliser. Respecter un équilibre.

dit :

Merci pour ton commentaire. Effectivement, ma préférence pour l’auto-stop passif ne doit pas m’empêcher d’aller voit les gens quand c’est ce qu’il y a de plus intelligent à faire ! Sur la route en ce moment on a vraiment bien combiné les deux, avec un emploi plus marqué du passif sur les départementale, avec une variation technique : les deux pouces et l’air méga-convainquant. Ça a marché deux fois d’affilée hier en Lozère, mais bon, il se faisait tard ! 🙂

dit :

Ecrire une blague sur le carton

Ecrire aller OM, PSG, le jour d’un match

C’est une facon de rentrer en contact avec le conducteur sans lui parler.
Un stop semi-actif

Cependantj’avais ecris 20% vote ecolo
Autostop=ecolo
et personne ne m’a pris au peage, pourtant certains conducteurs faisaient partis des20%

dit :

Le problème avec les équipes, c’est de ne pas se tromper de ville… J’avais ce souci avec ma couleur de cheveux à Édimbourg – verts dans la partie bourgogne de la ville, bourgogne dans la partie verte… Dans le premier cas, je me suis vue intimidée dans un bus par un gamin de 5 ans qui ne tolérait pas de voir mes cheveux verts et n’arrêtait pas de hurler « Which team are you cheering for ??? » Ouf !

Un accident est si vite arrivé..

dit :

Salut tout le monde,
ça me fait rire de lire cet article car je ne savais pas qu’il y avait des « techniques d’auto-stop », je pensais simplement que l’auto-stop se résumait à lever son pouce au bord de la route ^^

Mais en lisant ton article, je me rends compte que l’auto-stop c’est toute une stratégie et ça me rappelle qu’une demoiselle m’avait déjà abordé sur une aire de repos en France avec une carte à la main en me demandant gentiment où je me rendais. Malheureusement je n’allais pas dans la direction souhaitée. Quelques minutes plus tard, j’ai vu que cette demoiselle n’était pas seule, elles étaient en fait 2 🙂

dit :

Tant qu’on reste dans des pays où le stop est bien connu et gratuit, lever le pouce fonctionne plutôt bien, à vrai dire. En faisant du stop au Canada, je n’utilisais pas vraiment d’autres techniques. Nous n’avons pas d’aires de service, plutôt des stations à l’extérieur de l’autoroute, des bandes d’arrêt large dans pratiquement toutes les rampes et nous n’avons pas beaucoup de noeuds autoroutiers non plus (donc pas besoin de pancarte).

Arrivée en Europe, j’avais de la difficulté à demander aux gens directement et c’est vraiment en arrivant en Allemagne que j’ai commencé à appliquer la méthode active en allant d’aire en aire de service. C’est aussi à ce moment que j’ai découvert les autres approches techniques du stop à travers les conseils des autres stoppeurs.

Et puis de toute façon, connaître les techniques ne nous force pas à les appliquer 😉

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